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  • Amélie Guyon

Quelles sont les causes d'une chute de cheveux ?

Vous avez certainement déjà dû faire l’expérience de cheveux accrochés aux vêtements, tombants lors d’un shampoing ou d’un brossage...et bien rassurez-vous, il n’y a pas de crainte à avoir car cela est tout à fait normal.

La chute de cheveux est une problématique qui inquiète souvent. Et pourtant, il faut savoir que nous perdons tous quotidiennement environ 40 à 100 cheveux par jour.


Cette chute tout à fait “ordinaire”, est normalement liée au cycle de vie des follicules pileux.


Cependant, il arrive de constater une perte plus importante et qui dure plus longtemps que d’ordinaire. Cela n’est cependant pas une fatalité et dans de nombreux cas il est tout à fait possible d’y remédier !


Nous vous expliquons tout !


Sommaire :

  • Qu’est-ce qu’une alopécie ?

  • Quel est le lien entre nutrition et chute de cheveux ?


Qu’est-ce qu’une alopécie ?


Lorsque la chute excède les 150 cheveux par jour, on parle d’alopécie. Il s’agit d’une forme excessive et accélérée de chute de cheveux.

Selon le degré de sévérité et la cause, le dermatologue peut diagnostiquer plusieurs types d’alopécie (androgénétique héréditaire, aiguë, auto-immune,...) [1].


Sans pour autant avoir le cuir chevelu dégarni, la chute peut devenir excessive sans s’installer, et cela en raison d'événements traumatisants, intenses ou choquants.

Une alopécie peut donc résulter de divers facteurs, dont :

  • Facteurs internes :

- carences alimentaires (voir détail plus bas)

- chamboulements hormonaux (baisse d’hormones féminines, hausse d’hormones masculine) : post-partum, ménopause, troubles thyroïdiens ...

- stress intense et chronique

- choc affectif

- prédisposition génétique

- vieillesse

  • Facteurs externes :

- changement de saison

- pollution, tabagisme, substances toxiques...

- agression chimique : colorations et décolorations ou autres produits chimiques

- agression mécaniques : coiffures trop serrées traumatisant et fragilisant le bulbe pileux (chignon, tressage, défrisage…)

- agression thermiques

- traitements médicamenteux (chimio, ...)

- chlore des piscines


Ainsi, il peut être compliqué de traiter l’alopécie, mais quand celle-ci est légère et transitoire (carences, post-partum, stress, coiffures…), il est possible d’y remédier et de prévenir son aggravation [Tous nos conseils pour limiter la chute de cheveux].


Quel est le lien entre nutrition et alopécie


Il est bien démontré qu’hormis les causes génétiques et hormonales, la chute de cheveux peut résulter d’une malnutrition.


Comme pour tout élément de l’organisme, la santé des cheveux passe par une alimentation saine et équilibrée.


En effet, leur pousse et leur préservation dépendent incontestablement de divers nutriments

[2] [3] [4] [5] [6] [7]. Parmi les plus important et indispensable à la santé du cheveux :

  • Fer : le manque de fer induit des anémies, souvent responsables de chutes importantes de cheveux. Celle-ci est accentuée avec le véganisme, la pratique d’un sport intensif ou des règles très abondantes. Les traitements d'anémies par supplémentation en fer réduiront considérablement la chute

  • Vitamines B : impliquées dans différents processus (renouvellement cellulaire, métabolisme des protéines, synthèse de kératine, …), les vitamines du groupe B soutiennent la pousse des cheveux et limitent leur chute

  • Zinc, Cuivre, Silicium : ces minéraux antioxydants limitent le vieillissement cellulaire, renforcent la structure du cheveu en le nourrissant. Ils améliorent également la microcirculation, freinant ainsi la chute des cheveux

  • Protéines : indispensables pour la croissance, la synthèse de kératine et d’hormones de croissances

  • Oméga 3 et 6 : des acides gras essentiels qui protègent le cuir chevelu, contribuent à fortifier le cheveu, à prévenir sa chute et à stimuler sa croissance


En adoptant un régime alimentaire moins restrictif, c'est-à-dire varié et équilibré, une personne peut retrouver des cheveux sains et les voir repousser en quelques mois.


Vous l’aurez donc compris, il est nécessaire de garder à l'esprit qu’il existe plusieurs types d’alopécies. Si vous constatez une chute de cheveux plus importante que la normale (touffes sur un oreiller ou sous la douche...), il est indispensable de consulter un dermatologue afin qu’il détermine l’origine, le type et la sévérité, ainsi qu’un traitement adapté.


Pour les chutes occasionnelles, et plutôt modérées, il est possible de les limiter au quotidien, en ayant une hygiène de vie équilibrée et une meilleure alimentation.


Pour aller plus loin, vous pouvez consulter notre article : Tous nos conseils pour limiter la chute de cheveux.

Sources :


[1] Daoudi, K. (2005). Les alopécies et leurs différents traitements. Mémoire de thèse. Université de Nantes, Unité de Formation et de Recherche de Sciences Pharmaceutiques et Biologiques.


[2] Deloche, C., Bastien, P., Chadoutaud, S., Galan, P., Bertrais, S., Hercberg, S., & de Lacharrière, O. (2007). Low iron stores: a risk factor for excessive hair loss in non-menopausal women. European journal of dermatology : EJD, 17(6), 507–512.


[3] Sant'Anna Addor, F. A., Donato, L. C., & Melo, C. (2018). Comparative evaluation between two nutritional supplements in the improvement of telogen effluvium. Clinical, cosmetic and investigational dermatology, 11, 431–436.


[4] Goluch-Koniuszy Z. S. (2016). Nutrition of women with hair loss problem during the period of menopause. Przeglad menopauzalny = Menopause review, 15(1), 56–61.


[5] Rushton D. H. (2002). Nutritional factors and hair loss. Clinical and experimental dermatology, 27(5), 396–404.


[6] Park, S. Y., Na, S. Y., Kim, J. H., Cho, S., & Lee, J. H. (2013). Iron plays a certain role in patterned hair loss. Journal of Korean medical science, 28(6), 934–938.


[7] Baudin, B. (2019). Les vitamines du groupe B : structures et rôles dans le métabolisme, déficits nutritionnels. Revue Francophone des Laboratoires, 514, 36-44.


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