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  • amelieguyon37

Comment stopper son addiction au sucre ?


Aujourd’hui, nous sommes très nombreux à penser que le pire ennemi de notre corps est le gras. C’est en effet ce que l’industrie alimentaire veut nous faire croire depuis 50 ans. En réalité, le véritable ennemi est le sucre.

Le sucre est le principal responsable de l’épidémie d’obésité déferlant sur l’ensemble de la planète, mais est également une cause majeure de nombreuses maladies mortelles : maladies cardio-vasculaires, cancer, diabète de type 2, mais aussi acné, infertilité…

L’américain moyen consomme presque 70 kilos de sucre par an, ce qui équivaut environ à 22 cuillères à café de sucre par personne et par jour. C’est encore pire pour les enfants, qui en consomment en moyenne 34 cuillères à café par jour, rendant près d’un quart des adolescents diabétiques ou pré-diabétiques.

Mais alors pourquoi sommes-nous tellement accros au sucre ? Quelles sont les effets sur notre corps et comment s’en sevrer ?

Sommaire :

  • L’addiction du sucre

  • Les maladies liées au sucre

  • Quels aliments sont en lien avec la dépendance au sucre ?

  • Comment se débarrasser de cette addiction ou du moins mieux la contrôler ?

  • La cure de Griffonia et le 5HTP


L’addiction au sucre

En plus d’être nocif, le sucre est également extrêmement addictif. Il est 8 fois plus addictif que la cocaïne. Être dépendant au sucre n’est pas un trouble alimentaire émotionnel, mais simplement un désordre biologique, et ce sont en fait les hormones et les neurotransmetteurs qui créent ces fringales de sucre, nous menant à la suralimentation incontrôlée.


Distinguer la faim ou l’envie de manger

Si nous nous précipitons sur quelque chose à manger ou à boire dès que nous sommes fatigués ou stressés, nous forçons sur nos glandes surrénales. Notre pancréas va sécréter de l’insuline et entraîner une baisse du taux de sucre dans le sang. Nous entrons alors en hypoglycémie réactionnelle et sommes alors à nouveau fatigués, stressés, ce qui nous donne donc encore plus envie de manger du sucre. Il faut donc gérer ses émotions, son stress, et casser ce cercle vicieux.

Le yoyo de l’insuline génère, à terme, du diabète. Le diabète n’est pas une maladie qui survient avec l’âge. Aujourd’hui (et pas seulement aux états unis mais bien en Europe et en France), de nombreux enfants de 10 ans sont déclarés diabétiques.

Le petit-déjeuner composé de jus d’orange, de céréales et de confiture est un gros problème aujourd’hui.

Les maladies liées au sucre

La consommation de sucre (sous toutes ses formes) crée de l’acidose (perturbation du PH de notre organisme).


Notre corps est censé être alcalin : c'est-à-dire que son PH doit être équilibré, ni trop acide, ni trop basique. S’il y a trop d’acidité (souvent à cause de l’alimentation, du stress, de la pollution etc.), nous avons des systèmes tampons qui puisent dans nos minéraux afin de « tamponner », donc rééquilibrer ce PH.

Mais à force de puiser dans ses réserves de minéraux (qui vient souvent des os) notre corps s’épuise, devient carencé et l’on constate alors une déminéralisation du corps avec de l’ostéoporose, du diabète, un affaiblissement de notre système immunitaire, et donc une vulnérabilité accrue aux infections, la digestion et la flore intestinale sont perturbées voire gravement abimées ; de façon générale cela crée de l’inflammation.

Le sucre perturbe et stresse le système nerveux, le système endocrinien et augmente le risque d’obésité, de diabète type II, d’ostéoporose, de candida albican et de cancer (le cancer se nourrit de sucre).

Il a été prouvé que le sucre abîme également l’encéphale du cerveau et donc perturbe la mémoire.

Quels aliments sont en lien avec la dépendance au sucre ?

Le sucre est absolument partout. C’est pour cela qu’il faut revenir à une alimentation brute, fraîche et de qualité et éliminer tous les produits industriels. Mais attention même les produits bruts sont sucrés (miel, sucre blanc, sirop d’agave…) Tout est une question de choix et de quantité.

Les boissons caféinées (café, thé, colas), ainsi que le tabac : ils épuisent les glandes surrénales qui ne parviennent plus, par la suite, à élever le glucose du sang, lorsque l’organisme est à jeun.

Les farines raffinées et l’alcool : ils affaiblissent le foie, qui ne peut plus correctement stocker puis relâcher le glucose dans le sang.

Les produits raffinés (pain, pâtes, farines, pâtisseries) : le corps les traite comme du sucre blanc.

Le gluten : il donne envie de manger du sucre.

Les boissons gazeuses : sucrées au sirop de maïs riche en fructose, ils créent une forte dépendance.

Les jus de fruits même frais : il n’y a plus aucune fibre et donc seulement le sucre des fruits, le fructose. Un verre de jus d’orange est aussi sucré qu’un verre de coco-cola.



Comment se débarrasser de cette addiction ou du moins mieux la contrôler ?


– Être prêt

Afin de ne pas craquer, il faut y aller en douceur et éliminer progressivement sa consommation. Les desserts (avec des sucres alternatifs) seulement les week-end ; deux carrés de chocolat dans l’après-midi au lieu de quatre…

Quand on sent une pulsion arriver, on respire et on écoute son corps : ai-je vraiment faim ? Pourrais-je manger un repas salé comme un risotto par exemple ? Si non, alors c’est que votre cerveau vous joue des tours.

– Pas de calories vides liquides

Toute forme de sucre liquide est pire que de la nourriture liquide contenant du sucre. Boire des boissons sucrées revient à envoyer un shoot direct de sucre à votre foie. De plus, ce sont des calories vides qui vous conduisent à manger davantage au cours de la journée. Il vous faut donc éviter tous les sodas et les jus de fruits.

– Ajoutez des protéines à votre alimentation

Consommer des protéines à chaque repas, et particulièrement au petit-déjeuner, est parfait pour maintenir l’indice de glycémie et le niveau d’insuline, mais aussi pour couper les fringales.

– Mangez de bons glucides

Tous les légumes comme les brocolis, les asperges, les haricots verts, les champignons, les oignons, les courgettes, les tomates, les fenouils, les aubergines, les artichauts, les poivrons.

– Remplacez le sucre par le gras

Ce n’est pas le gras qui fait grossir, mais bien le sucre. Il est donc essentiel d’ingérer de bonnes graisses à chaque repas : noix, graines, huile d’olive extra vierge, huile de coco extra vierge, avocats, omégas 3 issus des poissons, graines de lins, de chia.

– Mangez des snacks sains à emporter


Oléagineux (amandes, noisettes), barres à base de graines sucrées naturellement.

– Surveillez votre niveau de stress

La cohérence cardiaque ou la respiration ventrale peuvent vous aider.

– Dormez bien

Essayez de dormir au moins 8 heures par nuit. Moins on dort, plus on a envie de grignoter.

– Eliminez les édulcorants et les sucres cachés

Ce sont des substances chimiques, non reconnues par votre système enzymatique, donc mal assimilées par votre intestin grêle. En plus d’être cancérigènes et toxiques pour votre système digestif, elles déclenchent la même réaction d’insuline à cause de leur saveur sucrée.

Vous pouvez les identifier sous les noms suivants : aspartame, sucralose (splenda), saccharine, cyclamate, acésulfame-potassium.

Et les sucres cachés dans les produits industriels :

Malte d’orge, sirop de riz, sirop de maïs, sirop de blé, sirop d’orge malté, fructose, dextrose de blé, amidon de blé, amidon de maïs, dextrose, dextrine, maltodextrose, concentré de jus de fruits, sirop de glucose-fructose, sirop de glucose, isoglucose, sirop de sucres issus de fruits, sucre roux, sucre brun, cassonade, vergeoise, miel, lactose, mélasse, saccharose, turbinado, rapadura etc.

– Mangez du sucré au goûter

Cela stimule la production de sérotonine, neuromédiateur du bien-être et de la détente. Fruits, fruits secs, chocolat noir, pudding de chia …

– Cuisinez vous-même des desserts moins sucrés

C’est possible ! En sucrant avec des fruits (bananes, compotes de fruits) ou du sucre de coco, dont l’index glycémique est bas, du sucre complet.

La cannelle permet de sucrer naturellement les plats tout en abaissant l’index glycémique. Vous pouvez remplacer les farines blanches par des farines sans gluten et non raffinées : sarrasin, châtaigne, quinoa, coco, amandes… Et surtout : jamais de fruits en dessert, cela perturbe la digestion.

– Ne pas trop cuire les aliments

La glycation des protéines, impliquée dans le vieillissement, la cancérogenèse et le diabète, survient en cas de cuisson trop poussée des aliments. Or nos habitudes alimentaires nous conduisent à préférer des aliments grillés, « glyqués ». Cuire les aliments le plus rapidement possible et à basse température, comme à la vapeur.

– Mangez un petit déjeuner protéiné

Le matin pour sécréter de la dopamine, ce sont des protéines et des acides gras qui sont adaptés. Avocats, œufs, porridge de chia, beurre d’oléagineux…

– Boire de l’eau et des tisanes

Avant les repas ou entre les repas, l’eau remplit l’estomac et donc empêche l’envie de sucre. Quand le corps est bien hydraté, on a moins envie de grignoter. Souvent, une fringale est un signe de déshydratation. Vous pouvez faire des infusions de cannelle, de gingembre par exemple ou bien du thé vert, du matcha, des plantes…

- Le jus lacto fermenté et le jus de légumes contre les pulsions de faim.

Même avec un peu de fruits 20% de fruits 80% de légumes pour commencer.

Le Chrome

C’est l’oligo-élément qui équilibre le métabolisme des sucres et donc le taux d’insuline. C’est aussi un coupe faim naturel. On le retrouve dans les brocolis, le jaune d’œuf, les asperges, les haricots verts, le germe de blé, les noix, les champignons, les céréales complètes… Mais aussi en compléments.

– La poudre de jus d’herbe

Cela calme les envies de sucre et protège la flore intestinale. Dans les plats, les salades ou les smoothies : 1 càc maximum

La cure de Griffonia


Le Griffonia est une plante merveilleuse qui contient une molécule : le 5-htp.

Cet acide aminé, précurseur de la sérotonine, est un neurotransmetteur qui permet entre autres de réguler l’humeur. C’est l’hormone du bonheur.


Grâce à sa teneur en 5-htp et son action sur l’humeur, une cure de Griffonia favorise la désaccoutumance des addictions alimentaires. Il aide au sevrage et régule l’appétit.

Cela peut être très pertinent lorsque l’on souhaite débuter un rééquilibrage alimentaire par exemple.


Contre-indications ou suivant la personne :


  • Chez la femme enceinte et allaitante

  • Chez l’enfant

  • En cas de sclérodermie (maladie auto immune)

  • Si vous prenez un traitement à base de millepertuis ou d’inhibiteur de la recapture de la sérotonine.

  • En tant qu’antidépresseur naturel efficace, le Griffonia est déconseillé lors de prise d’antidépresseurs chimiques. Les interactions sont en revanche très rares.



Sources :


https://www.revmed.ch/RMS/2012/RMS-331/Sucrose-glucose-fructose-quels-sont-les-effets-des-sucres-sur-la-sante-metabolique#anchor-rb10 https://www.lanutrition.fr/les-news/comment-le-sucre-fait-flamber-les-cancers https://www.vitaliform.fr/sante/phytotherapie/griffonia-5-htp




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